Le certificat d’économie d’énergie devient monnaie courante pour les travaux

ceeL’instauration des certificats d’économies d’énergie (CEE) a poussé les particuliers à effectuer des travaux leur permettant de diminuer leur consommation énergétique. Les professionnels du bâtiment ont suivi le pas puisque les pouvoirs publics ont pris des mesures incitatives dans ce sens.

Les constats de CertiNergy

Le président de CertiNergy a réagi favorablement aux résultats des enquêtes menées auprès du public et des professionnels sur l’instauration des CEE. Cette enquête, qui a été cofinancée par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) auprès de 400 particuliers et 400 professionnels a eu lieu en début d’année 2013.

La raison de cette consultation est la mise en place des aides aux financements sur les travaux de mise aux normes qui concerneraient plus de 54 % des particuliers. Il en ressort que la compréhension de cette mesure est un point acquis en dépit de la complexité du dispositif.

Les 44 % de professionnels utilisant les CEE donnent surtout des conseils qui rejoignent les attentes des particuliers, dont une partie concerne le diagnostic énergétique global. Professionnels et particuliers s’accordent à dire que le coût des travaux a diminué avec l’instauration du certificat, d’ailleurs 41 % d’entre eux envisagent même de réaliser d’autres travaux.

Des horizons plus larges pour la troisième triennale française

L’État a fixé une échéance à la portée de tous pour la troisième triennale en plaçant les objectifs au double de la deuxième période. Le niveau des certificats d’économies d’énergie suit donc ces objectifs qui résultent du débat parlementaire du 26 février, selon les explications de la ministre de l’écologie. Ces discussions ont porté sur les dispositifs d’efficacité énergétique et de maîtrise de la demande dans le bâtiment.

Les recommandations de l’ADEME pour cette troisième période sont de passer la barre des 1000 TWh énergie finale cumac, soit le triplement des objectifs de la deuxième période. L’agence rejoint ainsi la directive européenne sur l’efficacité énergétique.

Cette mise en place de la troisième phase fait l’objet de la loi dite DADU, ou diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne. Cette loi doit servir de transposition à la directive européenne relative à la maîtrise de la consommation énergétique.

Présentée en Conseil des ministres le 6 mars dernier, son passage à l’Assemblée nationale a eu lieu le 11 mars. Elle a cependant été censurée par le Conseil constitutionnel. Cette proposition de loi était celle de François Brottes et elle prévoyait l’extension des tarifs sociaux de l’énergie à 8 millions de français. L’instauration du bonus-malus devait servir à juguler les effets rebonds redoutés par le Conseil d’Analyse stratégique, selon la ministre.

Catégorie : Performance énergétique


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