Les spécificités du diagnostic immobilier à Paris

Immeubles à Paris avec la tour Eiffel derrière

Comme dans toutes les villes françaises, vendre un bien immobilier à Paris oblige le propriétaire à effectuer des diagnostics immobiliers obligatoires. Il est important d’être particulièrement vigilant là-dessus, car vu le prix de l’immobilier dans la capitale, une petite erreur peut vous coûter assez cher. Voici les points auxquels il faut faire attention.

La surface habitable

À Paris, il est courant d’augmenter un peu la surface habitable lorsqu’on souhaite vendre un bien immobilier, et ce, même lorsque le vendeur vous présente un diagnostic loi Carrez en bonne et due forme. Pour éviter de tomber dans une arnaque pareille, pensez à faire un métrage loi Carrez contradictoire avant la signature de l’acte de vente.

Pour cette démarche vous contactez, vous-même, un diagnostiqueur professionnel, qui réalisera une seconde fois un mesurage des lieux. Comme c’est vous qui l’embauchez, il ne risque pas de fausser les résultats pour quelques billets de plus. Il s’agit alors de demander un second avis pour s’assurer que la surface que vous achetez est bien celle écrite sur l’acte de vente.

Le mesurage loi Carrez contradictoire peut être réalisé dans un délai d’un an, même après la signature de l’acte, mais si jamais l’erreur déterminée est inférieure à 5%, vous n’aurez aucun recours légal même si vous avez payé plusieurs milliers d’euros en trop. C’est pour cela qu’il est conseillé de demander un deuxième avis avant de conclure la vente. Si le second diagnostic détermine une erreur, même inférieure à 5%, vous pouvez renégocier le prix en fonction de la surface habitable réelle. Retenez qu’à Paris, le mètre carré coûte aujourd’hui plus de 10.000 euros. Ainsi, deux mètres carrés tarifés en plus vous coûtera alors très cher même si cela n’équivaut qu’à 1% d’erreur.

L’ancienneté du bien immobilier

Dans Paris intra-muros, la grande majorité des bâtiments sont anciens. Cela signifie que leur installation de gaz et d’électricité le sont également. La loi exige que des diagnostics gaz et électricité soient réalisés avant toute signature d’un acte de vente immobilier pour informer le futur acquéreur des éventuels dangers s’y référant.

Le problème c’est que sur un bâtiment ancien, les diagnostics mettent toujours à jour des anomalies. Si ce n’est pas le cas alors que le bien est assez ancien, mieux vaut demander un second diagnostic pour en avoir le cœur net.

Si le diagnostic réalisé par le propriétaire indique réellement des anomalies, c’est une preuve de bonne foi certes, mais cela ne suffit pas. Il est conseillé de contacter le professionnel qui a réalisé le diagnostic pour lui demander quelles sont les solutions possibles pour remédier à ces anomalies. Une fois qu’il vous a donné ses recommandations, contactez plusieurs entreprises de diagnostiqueurs pour obtenir des devis. Cela est important, car comme toute chose dans la capitale, les travaux coûtent aussi cher et évidemment, vous devez l’ajouter à votre investissement de départ.

La présence de termites

Même si les termites sont rares à Paris, certains immeubles et bâtiments en sont infestés. Avant de signer l’acte de vente, exigez de voir le diagnostic termites car, si jamais le bien immobilier qui vous intéresse en est atteint, les travaux pour les éradiquer peuvent coûter très cher.

Il faut savoir que ces bestioles attaquent principalement les ouvrages en bois dont la charpente de la maison. Or, réparer une charpente en plein Paris n’est pas une mince affaire et nécessite un budget conséquent.

Par conséquent, si le diagnostic indique la présence de termites, négociez dès le départ avec l’ancien propriétaire qui aura la charge des travaux. Cela vous permettra de réduire l’investissement initial ou d’au moins, répartir les coûts des travaux entre vous.

Catégorie : Diagnostic immobilier


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